L'insoutenable legerete de mon poing dans ta gu****

En 2009, pour vous simplifier les démarches, l'ANPE et les Assedic fusionnent pour devenir Pôle Emploi.



Vendredi 20 mars 2009, 10h15



- Allô bonjour, j'appelle concernant mon inscription aux Assedic, que j'ai fait il y a une semaine ou deux. Je n'ai toujours rien reçu.

- Je vois ici que vous avez manqué votre rendez-vous...

- Plaît-il ?

- Normalement, vous avez reçu une lettre spécifiant votre rendez-vous. Nous avons également laissé un message sur votre téléphone.

Déjà, il avait le sentiment qu'on le prenait pour un con.

- Je n'ai eu ni l'un ni l'autre.

- Etrange ça. Vous n'auriez pas une box par hasard ? Des fois ça fait des problèmes à ce niveau.

« Oui. Remarquez, il y a encore plus étrange. Par exemple, des fois, j'appelle les assedic et je me retrouve, sans savoir pourquoi, avec un technicien Orange. Allez comprendre. »

- Peut-être.

- Bon, en tout cas, j'ai une place qui vient de se libérer mardi à 14 heures. Vous aurez rendez-vous ici :
http://pix.picool.fr/d/2/a/1949038a02a95697f0346b6abff3d.jpg
- C'est parfait. Au fait, je suis lycée, il vous faut un papier justificatif d'inscription ou je ne sais quoi ?

- Attendez, je vais demander.

*Toudoum toudoum toudoum.*

« Ce papier peint est vraiment ignoble, il faudrait que je le change. Les colocataires précédentes étaient vraiment des grosses crasseuses »

Toudoum toudoum toudoudoudoum.

« Ce midi, ce sera pâtes au thon tiens. Le thon, c'est bon. Et puis un peu d'huile d'olive pour faire passer le tout. C'est pas très diététique mais je mettrai le paquet à la muscu la semaine prochaine. »

Toudoum toudoum...

- Oui alors, non, il n'y aucun papier à apporter.

- Parfait. Bonne journée.




A suivre

Suite et fin !

- Bonjour, c'est ici les assedic ?

- Non, c'est à côté.

...

....

.....

- Bonjour, je viens pour m'inscrire aux assedic, j'ai rendez-vous à 14 heures.

- 13 heures 30, vous voulez dire ?

Il ressentait déjà ce frisson si particulier, cette espèce de tension qui stimulait dans son cortex ce qu'il appelait « le point C », comme Connasse, et qui provoquait chez lui un rictus qu'il s'efforçait tant bien que mal de contenir.

- Non, 14 heures.

- Je peux avoir votre pièce d'identité ?

- Bien sûr.

Il lui tendit sa carte avec les mains moites de quelqu'un qui sait qu'il pourrait les ressortir à tout moment pour coller une mornifle.

- Alors,Eclipsikia ZerO..non, on n'a pas ce nom là.

« Allons bon. »

- Pourtant on m'avait bien dit de venir ici.

- Eh bien, écoutez, vous pouvez peut-être aller à l'ANPE située là
- Si vous y arrivez avant 15 heures, il y a des chances pour qu'on vous prenne.

- Très bien, merci, bonne journée.

En chemin, il essaya de se motiver, d'abord en fredonnant le générique de Fort Boyard, puis en formulant l'hypothèse que tout corps plongé dans l'administration reçoit un niveau de compétence égal au volume de vent qu'il produit. Le tout sous la pluie, bien évidemment. C'était le type de journée où rien ne pouvait rater : petit déjeuner copieux mais diététique, et néanmoins délicieux, coiffeur, pièces jusitificatives imprimées et prêtes à être distribuées. Même l'attestation assedic du précédent employeur, qui manquait, avait été reçue le matin même, juste à temps.

Mais tout préparé qu'il était pour affronter le démon Burokratos,Eclisikia allait malheureusement devoir battre en retraite. Car, selon la loi des séries, ça aurait été trop beau.



Mardi 24 mars, 14h20, à la chaire des incompétents



- Bonjour, j'avais rendez-vous à 14 heures mais on m'avait indiqué la mauvaise ANPE.

- En effet, vous aviez rendez-vous ici, on va voir si quelqu'un peut vous recevoir.

10 minutes plus tard, on vint le chercher alors qu'il était en train de lire un article passionnant sur les aspirations d'un politique au sommet de Davos, dans un Courrier International probablement hérité d'une quelconque salle d'attente d'un médecin ; en tout cas, probablement l'acte le plus constructif qu'il ferait cet après-midi.

- Alors, vous avez bien fait votre transfert de dossier...oui...donnez-moi vos papiers, je vais m'occuper du côté pécuniaire, puis un collègue se chargera de l'aspect emploi.

Elle lui posa quelques questions sur des sujets dont il n'avait aucune idée. C'était ce genre de personne qui pense que ce qu'elle dit est forcément évident, comme si la race humaine dans sa totalité était au fait des mécanismes des ANPE, et comme si, comme de bien entendu, elle était tombée sur le seul crétin qui n'en connaissait pas la moindre subtilité. Elle maîtrisait particulièrement bien l'art de dire « Eh oui » avec le ton condescendant qui fait les charme des vieilles aigries.

- Sinon, en ce moment je suis étudiant, il paraît que ça ne change rien mais on m'a dit de le préciser.

Normalement, quand une personne dit une phrase qui dérange, il y a un moment de malaise. Mais il en fallait plus pour dérouter Tatie Danielle, qui renchaîna sans broncher :

- Alors non dans ce cas ce n'est pas possible, vous ne pouvez pas être étudiant et inscrit à l'assurance chômage. Je ne peux rien vous offrir du côté pécunaire. On peut voir avec le responsable emploi cependant.

Pécuniaire. Une expression si peu utilisée qu'on devine sans grande difficulté le mot-rengaine répété à l'envi pour ne pas s'embêter. Il avait affaire à un distributeur automatique d'allocations chômage. Un modèle très évolué qui, à en juger par l'âge et la répartition des zones graisseuses de son corps, avait certainement passé toute sa vie assise derrière un bureau.

- Au téléphone, on m'a dit qu'il n'y avait pas de document à produire !!

- Je vais voir avec un responsable.

Toudoum toudoum toudoum.

« C'est fou ce que ce quartier est moche. L'architecture a vraiment été le point faible des années 70. »

Toudoum toudoudoum toum...

« Faudra que j'écoute le dernier U2 en rentrant. Le premier single ne donnait pas envie, mais on ne sait jamais. »

Toudoum tou...ah.

- Non, il nous faut un papier comme quoi vous residez seul.

Il suffisait de la regarder pour comprendre qu'elle voulait dire « si tant est que ce genre de papier existe, parce qu'en fait je n'en sais rien ». L'expertise a ses limites, apparemment.

Et de reprendre :

- Donc je ne peux rien faire pour vous. Je ne vais pas vous faire voir le conseiller d'emploi non plus.

- Très bien...

« ...connasse ».

- Au revoir, monsieur.

- Au revoir, dit-il la bave aux lèvres.

# Posté le dimanche 22 mars 2009 13:50

Modifié le mercredi 25 mars 2009 14:47

School Days

School Days
Un manga avec un scenar vachement tordu et c'est un euphémisme :x

J'avais commandé les 2 volumes de la série a Eroge Eu pour 2 raisons , l'anime (un peu nazebroque)et le nice boat parodique qui critiquait la censure dont avait fait l'objet le dernier épisode de l'anime a propos d'un fait divers .

Makoto Itou est un lycéen qui a tout de suite le coup de foudre pour une fille qu'il voit un jour dans le train. Son nom est Konotoha, et elle fréquente la même école que lui, mais ignore son existence. Makoto demande alors à son amie Sekai de l'aider à attirer l'attention de Kotonoha sur lui. Mais il ne sait pas que Sekai est amoureuse de lui.

/!\ Spoiler /!\
vu qu'il n'y a que deux volumes, l'essentiel de l'histoire est là. Makoto est un boulet indécis, incapable de choisir entre Sekai et Konooha, incertain de ses sentiments. Mais tout aussi puéril que dans l'anime.
On a une Sekai qui veut toujours tuer Kotonoha, mais Makoto s'interpose et lui sauve la vie, en se faisant blesser au passage. Je me demandais donc si au bout du compte si personne n'allait mourir (et ma fin gore, alors? TT_TT). Finalement, Makoto finit à l'hôpital, et apprend quelques temps après que Konotoha est morte. Sekai admet froidement qu'elle l'a tuée, puis lui promet qu'elle le rendra heureux, tout cela annoncé avec un léger sourire qui n'est plus très innocent . Le manga se finit ainsi, mais finalement j'aime bien cette fin. xD C'est moins gore que dans l'anime, mais dans les deux cas c'est une bad end pour Makoto (je ne l'aime pas pas du tout inutile de le cacher), donc ça me va. è_é De plus, je préfère la Sekai du manga, et de très loin. Au niveau des dessins, c'est satifaisant , et je trouve les personnages féminins plus réussis que Makoto, qui a vraiment une tête d'abruti sur certaines pages. et si ça se trouve, c'est peut-être fait exprès...

Conclusion

VIVE LES YANDERE GIRLS \(^o^)/

# Posté le lundi 23 février 2009 15:49

Modifié le lundi 23 février 2009 16:06

De retour .

De retour .
Me revoilà sur Sky (faut croire que ça me manquait ^^).

Rien a ajouter a part que je vais de laisser de coté mon penchant pour les figurines . En réalité je ne sais pas de quoi parler a part ma vie sans doute =D


Merci a tout mes amis d'être encore la a me supporter.

(Si vous ne me reconnaissez pas c'est parce que moi je prend la photo ^^")

# Posté le dimanche 22 février 2009 09:22

Modifié le dimanche 22 février 2009 09:42